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Afin d’éviter une partie des contestations des excès de vitesse constatés par les radars, le législateur a défini une marge d’erreur dont nous vous expliquons le principe et le fonctionnement ici : tout sur la tolérance des radars dans cet article !

Tolérance des radars : réglementation

Les cinémomètres, communément appelés « radars » de contrôle de vitesses, sont soumis à des contrôles réguliers de leur fonctionnement.

Le législateur a cependant envisagé de leur accorder une marge d’erreur de proportions variables selon plusieurs modes de calcul.

D'après l'arrêté du 7 janvier 1991 relatif à la construction, au contrôle et aux modalités techniques d'utilisation des cinémomètres de contrôle routier, les erreurs maximales tolérées mentionnées dans la description de ces essais sont les suivantes :

  • Pour les cinémomètres à poste fixe :
    • 3 km/h, en plus ou en moins, pour les vitesses inférieures à 100 km/h ;
    • Trois centièmes de la vitesse, en plus ou en moins, pour les vitesses égales ou supérieures à 100 km/h.
  • Pour les cinémomètres installés dans un véhicule en mouvement :
    • 7 km/h en plus ou en moins, pour les vitesses inférieures à 100 km/h ;
    • Sept centièmes de la vitesse, en plus ou en moins, pour les vitesses égales ou supérieures à 100 km/h.

Cet extrait de la législation sur les radars donne la marge d’erreur tolérée dans le fonctionnement des appareils, que l’erreur soit supérieure ou inférieure à la vitesse indiquée par le radar. Lors de leur utilisation sur la voie publique, celle-ci est définie autrement :

  • Dans le cas d’un radar à poste fixe (permanent ou occasionnel), en-dessous de 100 km/h, le dépassement de la vitesse limitée est verbalisé s’il dépasse 5 km/h. Au-dessus de 100 km/h, c’est un pourcentage de 5% qui sera retenu. Par exemple, 150 km/h relevé au radar moins 5%, soit 7,5 km/h = on retiendra 142,5 km/h.
  • Le calcul se complique cependant lorsqu’il s’agit de radars embarqués à bord d’un véhicule en mouvement. La tolérance d’excès de vitesse en dessous de 100 km/h passe donc dans ce cas à 10 km/h. Au-dessus de 100 km/h, la marge de tolérance passe à 10 centièmes de la vitesse constatée. Par exemple, 150 km/h relevé au radar moins 10%, soit 15 km/h = on retiendra 135 km/h.
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Différentiel dans la tolérance des radars

Afin de fonctionner dans les normes, le radar mobile a besoin d’un différentiel de vitesse entre la voiture de police embarquant le radar à son bord, et les voitures dont elle contrôle la vitesse.

Ce différentiel est une base de calcul en dessous duquel l’appareil n'enregistre pas les excès de vitesse. Il est fixé au minimum à 20 km/h.

Par exemple, pour verbaliser sur autoroute une voiture roulant à 131 km/h, celle-ci doit rouler à une vitesse réelle de 146 km/h et le véhicule roulant équipé du radar ne doit pas rouler à plus de 126 km/h.

Pour les limites de vitesse inférieures à 100 km/h, le véhicule équipé du radar mobile doit circuler 10 km/h en dessous de cette vitesse pour pouvoir verbaliser un excès de vitesse dépassant 1 km/h au-dessus de la vitesse limite.

Tolérance des radars : la vitesse du compteur

La vitesse réelle d’un véhicule en mouvement s’avère difficile à établir, dans la mesure où les équipementiers automobiles sont contraints de fabriquer des compteurs de vitesse indiquant une vitesse égale ou supérieure à celle affichée par l’instrument.

Le compteur de votre voiture peut indiquer 130 km/h alors que votre véhicule ne roule qu’à 125 km/h, ou une autre valeur plus ou moins élevée selon le degré d’imprécision de votre compteur. Ainsi, la vitesse retenue comme référence à l’excès de vitesse reste donc celle calculée en fonction de celle relevée par le radar moins les valeurs en km/h ou les pourcentages indiqués plus haut.

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