Sommaire

Afin de garantir la bonne entente entre les automobilistes et les piétons ainsi que la sécurité de tous, des règles strictes sont établies par le Code de la route. Pour traverser le trafic routier en toute sécurité, les passants doivent se rendre sur les passages pour piétons qui leur sont réservés. 

Passage pour piétons : signalisation et visibilité

Un passage piéton est une portion de route aménagée et signalée par un marquage blanc au sol sur les voies. Sa fonction est de canaliser le flux des piétons qui souhaitent traverser le trafic routier et ainsi garantir leur sécurité.

Placés en agglomération près des grands carrefours, aux feux tricolores ou encore tous les 50 mètres sur les grands axes routiers, les passages piétons sont parfois indiqués par des panneaux placés le long de la chaussée. L'automobiliste a pour obligation de laisser la priorité aux piétons s'engageant sur la voie.

Visibilité du passage piéton

Afin d’être visibles de tous et reconnaissables, les passages pour piéton doivent répondre à des exigences particulières en termes de marquage :

  • Ils doivent être matérialisés par des bandes rectangulaires blanches réfléchissantes.
  • Les dimensions sont établies par le Code de la route et chaque municipalité doit s’y plier :
    • la longueur minimale des bandes est de 2,50 m en ville et de 4 à 6 m hors agglomération ;
    • la largeur des bandes est de 50 cm ; l'écart qui les sépare les unes aux autres oscille, lui, entre 50 et 80 cm.

Sur le trottoir et devant la chaussée, le passage piéton doit être abaissé afin de permettre aux personnes handicapées ou à mobilité réduite de pouvoir l’emprunter. De la même façon, un contraste tactile doit être ajouté sur la chaussée afin de permettre aux non-voyants de localiser le passage pour piétons.

Les communes qui le souhaitent peuvent créer une zone tampon entre 2 et 5 mètres en amont du passage protégé, afin de rendre le passage piétons plus visibles pour les automobilistes. Elle est matérialisée par des pointillés blancs de 15 cm de large. Le conducteur n’est pas obligé de s’arrêter devant cette ligne si aucun piéton n’est engagé ou ne manifeste l’intention de le faire. La sanction prévue pour un automobiliste qui ne respecte pas une zone tampon en amont d'un passage piéton alors qu'un piéton souhaiterait traverser est une amende de 35 € sans retrait de point (arrêté du 12 décembre 2018).

Par ailleurs, aucun emplacement de stationnement (sauf vélos ou trottinettes) ne peut être aménagé cinq mètres en amont des passages piétons, cela afin d'assurer la sécurité des piétons grâce à une meilleure visibilité mutuelle entre ces derniers et les véhicules (article L. 118-5-1 du Code de la voirie routière). Ces nouveaux aménagements doivent avoir lieu au plus tard le 31 décembre 2026).

Lire l'article Ooreka

Signalisation du passage piéton

Lorsqu’ils ne sont pas régis par un feu tricolore, leurs positions sont également signalées en amont afin que les automobilistes puissent lever le pied :

  • Devant les zones à risque comme les écoles, un panneau de présignalisation est implanté quelques mètres avant le passage pour piétons. Accompagné d’un marquage au sol, il invite les usagers de la route à ralentir et indique la prochaine présence d’enfants.
  • Au niveau du passage pour piétons, un panneau indique la traversée de manière verticale.

Réglementation autour du passage piéton

Le Code de la route donne la priorité aux passants qui souhaitent traverser un axe routier s'ils sont sur un passage clouté. L'automobiliste se doit donc de ralentir devant l'annonce d'un passage piéton prochain.

Lorsqu'il croise un piéton qui manifeste l'envie d'emprunter ce couloir de bandes blanches, il a pour obligation de s'arrêter. Néanmoins, il en va du confort de tous de se montrer responsable en toutes circonstances.

Les obligations du piéton

Lorsque le piéton est engagé sur la chaussée, il possède la priorité. L’automobiliste doit ralentir et le laisser passer. Or, depuis 2011, la réglementation a quelque peu changé : le piéton n'est prioritaire que s'il manifeste l'envie de traverser et non plus seulement quand il est sur la voie.

L'automobiliste doit lui laisser le temps de traverser :

  • s'il s'approche de la chaussée ;
  • s'il fixe le conducteur ;
  • s'il émet un geste clair de la main.

Néanmoins, quelques conditions subsistent :

  • Le piéton doit prendre en compte l’allure du véhicule qui apparaît devant lui et la visibilité du conducteur.
  • ll doit traverser perpendiculairement à l’axe routier.
  • Le piéton a obligation de traverser dans les clous prévus à cet effet.
  • Il doit respecter la signalisation si le passage piéton est situé près des feux tricolores.

Le non-respect de ces conditions peut entraîner une verbalisation du contrevenant de 4 €.

Les obligations du conducteur

Si un piéton manifeste l’envie de traverser, le conducteur doit lui laisser la priorité s’il se trouve sur le passage pour piétons. Les usagers de la route ne peuvent en aucun cas stationner ou marquer un arrêt sur un passage piéton. Il s’agit ici d’un stationnement gênant qui met en danger la vie d’autrui. La sanction est de 135 € et le véhicule peut être mis en fourrière.  

Refuser la priorité à un piéton est susceptible d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire, et d’une amende de 135 €. Une peine complémentaire de suspension de permis de conduire pour une durée maximale de 3 ans peut également être appliquée (article R. 415-11 du Code de la route).

SI un passage piéton précède un feu, et qu'aucune ligne d'arrêt n'est matérialisée, l'arrêt des véhicules se fait en respectant la limite d'une ligne située avant le passage pour piétons (article R. 412-30 du Code de la route).

Lire l'article Ooreka